Lifestyle

La clé de l’épanouissement ? Aucune idée, mais je peux vous donner ma version des choses.

Aujourd’hui j’ai envie d’aborder un sujet assez personnel. J’ai envie de partager avec vous un pan de ma vie. Celui qui m’a amené à prendre conscience que j’avais depuis toujours la réponse à la question : que dois-je faire pour être plus épanouie à cet instant précis de ma vie ? Je ne vous propose pas une réponse universelle, seulement mon expérience.

 

L’art et moi, ça remonte

 

Depuis toujours j’ai le sentiment d’être animée par l’art et un profond besoin de créer. Au fond de moi, j’ai toujours ressenti cette force créative qui sommeille et qui n’attend que je lui ouvre la porte de sa cage. Petite, j’essayais tout ce qui me passait par la tête : j’écrivais, je dansais, je dessinais, je faisais des collages d’inspirations (les anciens moodboard quoi)…bref, j’étais une vraie touche à tout. Toutes ces formes d’art m’intéressaient et je ne voyais donc aucune raison de me limiter à un seul mode d’expression.

 

Puis, peu à peu en grandissant, je me suis éloignée de chacun de ces loisirs. Je me suis consacrée à mes études, aux amies, aux garçons et l’art s’est gentiment envolé de mon quotidien sans que je m’en aperçoive vraiment. Je ne saurais pas vous dire exactement quand j’ai arrêté de faire chacune de ces activités mais à 18 ans, les seules activités un tant soit peu artistique qu’il me restait était la lecture et la visite occasionnelle dans les musées et opéras. J’avais toujours soif de culture mais je ne créais plus. Et les choses sont restées ainsi pendant la décennie qui a suivi.

 

Et puis il y a un an…

 

Le jour de mes 27 ans, alors que j’étais dans une période assez chaotique de ma vie, je me suis vraiment rendue compte qu’il me manquait quelque chose. Je n’arrivais pas à mettre la doigt dessus mais j’avais une sorte de malaise qui ne me quittait plus. J’avais beau avoir tout ce qui peut ressembler à une vie parfaite : super boulot, bel appart, un chéri, rien n’y faisait, je n’étais pas heureuse.

 

J’ai tout d’abord cru que c’était lié à mon travail. S’il est certain que ce dernier était devenu plus un fardeau qu’un lieu de développement, j’ai vite pris conscience qu’il n’était pas l’unique source de mon mal être. J’ai donc regardé de plus près mon mode de vie et l’ai jugé comme étant peu sain : beaucoup de travail, peu d’activité physique, trop de sucre… J’ai alors décidé de me lancer à corps perdu dans le sport. S’en est suivi une série de défis personnels pour être plus en forme, avoir un mode de vie sain, boire des smoothies et plus de soda…. Bref, tous les délires actuels des femmes approchant de la trentaine à Paris (si vous vous reconnaissez je vous dis bravo, c’est pas simple tous les jours d’être nous !). A l’aube de mes 28 ans, j’étais en forme, j’avais pris du recul par rapport à mon travail, j’avais réglé pas mal de frustrations et de souffrances personnelles et pourtant, elle était toujours là. Cette insupportable petite voix qui me susurrait : tu as fait tout ce que tu avais dit et il te manque encore quelque chose…à mon avis tu es une éternelle insatisfaite.

 

Soyons honnête, j’ai vraiment cru cette petite voix pendant un instant. Je me suis dit : tu en veux toujours plus, tu ne sais pas te contenter de ce que tu as et blablabla. Puis, un jour en rentrant chez moi, j’écoutais un podcast où intervenait Gretchen Rubin. Vous savez c’est l’auteur du livre Happiness project. Gretchen c’est un peu le gourou du bonheur. Elle pense que l’on peut tous être heureux si l’on met en place des habitudes qui nous font du bien. Et là me direz-vous : encore faut-il savoir ce qui nous fait du bien ! Vous avez raison. Sa réponse à cette réflexion, je la trouve superbe. Elle dit : vous n’avez qu’à vous rappeler ce que vous aimiez faire quand vous aviez 10 ans.

 

Pas besoin de chercher bien loin

 

Là, j’ai revu cette gamine qui courait dans tous les sens, en soif de culture et d’expression et je me suis dit : bah oui c’est évident, l’art me manque. Je sentais que cette petite flamme était toujours là, il me suffisait de lui jeter un peu d’essence. Je me suis alors tournée vers le mode d’expression qui me manquait le plus : l’écriture. Je me suis installée devant mon ordinateur et j’ai écrit. Rien de bien intéressant, rien de publiable ou qui pourrait être apprécié par quiconque autre que moi mais c’était justement la révélation que j’attendais. Pour une fois, je faisais quelque chose pour moi, pour m’amuser. Pas dans le but d’en parler avec des collègues, pas pour le travail ou pour la famille. Juste pour moi. J’écrivais déjà un journal mais cette fois-ci c’était différent. Je ne racontais pas mes sentiments ou ma journée, je ne parlais pas de mes aspirations ou des choses pour lesquelles j’étais reconnaissante.

J’inventais.

 

C’est comme ça qu’est apparue ma passion d’écrire des histoires. J’ai eu envie de transcrire avec des mots les univers que je voyais dans ma tête et les personnages que je pensais connaître comme des amis. Je passe un temps considérable à écrire sur les aventures de ces derniers. Ils m’accompagnent un peu partout et je prends beaucoup de plaisir à passer du temps avec eux. Je pense que si ce sentiment est aussi fort c’est parce que je sais pertinemment qu’ils m’attendaient. Ils avaient toujours été avec moi, espérant que je me décide enfin à bien vouloir raviver le feu de la création pour leur donner vie.

 

Et vous dans tout ça ? 

 

Aujourd’hui je peux dire que je me sens épanouie. J’ai trouvé l’équilibre qui me manquait, mêlant obligations pour le travail, moments pour les gens que j’aime et instants de créativité. La seule chose que j’ai eu à faire est de prendre un peu de temps pour prendre conscience de ce qui m’animait réellement. Elle est douée quand même cette Gretchen !

 

Si vous aussi, vous sentez qu’il manque quelque chose à votre vie, avant de vous tourner vers quelque solution miracle ou quelqu’un d’autre, posez-vous la question : qu’aimiez-vous faire quand vous aviez 10 ans alors que vous n’aviez absolument aucune contrainte ou obligation envers qui que ce soit ? Peut-être que la réponse ne sera pas aussi évidente que dans mon cas. En revanche, je suis persuadée que cela vous aidera à vous poser d’autres questions et à vous connaître un peu mieux et ce sera déjà un premier pas pour trouver votre méthode d’épanouissement.

 

Si comme moi, vous venez de renouer avec une vieille passion ou d’en découvrir une nouvelle qui vous apporte beaucoup de joie, laissez-moi un commentaire, je suis sûre que cela pourra en inspirer d’autres et suis plus que curieuse de découvrir vos activités !

 

Crédit photo : Blake Meyer

 

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